Citation : Lévi-Strauss

Citation : Lévi-Strauss

« Nier des faits, parce qu’on les croit incompréhensibles, est certainement plus stérile, du point de vue du progrès de la connaissance, que d’élaborer des hypothèses ; même si celles-ci sont irrecevables, elles suscitent, précisément par leur insuffisance, la critique et la recherche qui sauront un jour les dépasser. »

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Montage interdit

Montage interdit

Fixation / transmission

 

 

La fixation du son n’impliquait pas à l’origine la possibilité de duplication. Elle s’est très vite accompagnée d’une nécessité de reproductibilité. L’image n’a pas eu à se soumettre à cette latence : aussitôt qu’elle a pu reproduire le réel elle était déjà elle-même reproductible. L’émergence d’une pensée du montage est la conséquence d’une pensée de la fixation. L’enregistrement induit l’archive, qui impose une logique de sélection, d’amputation et de suture, de coupe et d’agencement, de soustraction et d’addition. La fixation du réel au cinéma est un découpage de l’espace-temps qui a du inventer une écriture de la recomposition, la construction d’un autre espace-temps.

La vidéo n’est pas fixation : c’est une technologie de transmission de l’image. Elle impose une autre écriture de l’espace-temps.

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Sillage – du flux à la trace

Sillage – du flux à la trace

En 1859 le sphygmographe de Marey transcrit les pulsations artérielles : enregistrement du rythme et donc de l’intermittence, dont on peut supposer une préfiguration du fusil chronophotographique, la décomposition en intervalles du mouvement. Le flux continu (du sang, du mouvement) peut être compris et expérimenté par un moyen artificiel qui en constitue une trace. Comment ne pas imaginer le lien qui a du se faire (au moins inconsciemment) entre l’élan vital du sang, impulsé et segmenté par le rythme cardiaque, et l’enregistrement du mouvement (métaphoriquement, enregistrer la vie) ? Une sorte de « mouvement comme puls(at)ion » pour reprendre l’expression de Philippe Dubois (1).

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Citation : Paul Virilio

Citation : Paul Virilio

« Les réalisateurs et autres metteurs en scène de cinéma auraient-ils peur de l’image numérique, comme les peintres de jadis et naguère craignaient la photographie ? Peur d’une image sans fin, d’une « forme image » sans autre finalité que l’incessante poursuite du temps réel, d’un temps qui contrairement à celui de la chronologie, ne passe plus par le défilé des événements ou le défilement des séquences du photogramme, mais qui s’expose, qui fait surface, ou plutôt interface, à la lumière de la vitesse des particules élémentaires… »

 

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